top of page

Éliminer les écrans à tout prix ? Vraiment ? 🤔

Jeune femme devant son portable regardant son cellulaire
Jeune femme devant son portable regardant son cellulaire

On est tous exposés aux écrans, qu’on le veuille ou non. Ils font désormais partie intégrante de notre quotidien. Dès le matin, avant même de poser un pied hors du lit, beaucoup d’entre nous

( moi la première ) jettent un coup d’œil à leur téléphone : les messages reçus pendant la nuit, les notifications des: réseaux sociaux, les courriels urgents. Ensuite, la journée se déroule dans une succession d’écrans : celui de l’ordinateur au travail, celui du téléphone sur l’heure du midi, puis celui de la télévision ou de la tablette en soirée. Nous vivons dans une époque où la lumière bleue est devenue notre compagne la plus fidèle et nos fauteuils nos refuges les plus sûrs.


Mais ce qu’il faut garder en tête, c’est la conscience du temps que l’on y consacre. Ce n’est pas tant la présence des écrans qui pose problème, mais leur omniprésence et le manque de recul face à leur utilisation. Les écrans ne sont pas nos ennemis — ils nous informent, nous divertissent, nous relient au monde. Le danger réside plutôt dans l’usage automatique que nous en faisons, sans nous rendre compte des heures qui s’écoulent, du temps qu’ils grugent sur nos relations, notre sommeil, nos loisirs, nos activités physiques et parfois même notre paix intérieure.


Prenons l’exemple d’une journée typique. Huit heures devant un ordinateur pour le travail. Une heure sur l'heure du lunch à faire défiler les réseaux sociaux ou à répondre à des messages. Une autre à écouter une série, une vidéo ou à naviguer sur Internet. Au total, cela peut représenter plus de dix heures d’exposition quotidienne. Dix heures où notre esprit est sollicité en continu, sans véritable pause. Dix heures où notre corps reste immobile, souvent mal positionné. Dix heures où nos yeux fixent une lumière artificielle qui fatigue et déséquilibre nos rythmes naturels.


Il ne s’agit pas ici de diaboliser les écrans. Il serait illusoire de penser pouvoir les bannir de nos vies modernes. Ils font partie de notre réalité sociale et professionnelle. Mais reprendre le contrôle, c’est apprendre à les utiliser consciemment, plutôt que de se laisser utiliser par eux.


Cela commence par de petits gestes simples :

  • Se fixer des moments sans écran, surtout au réveil et avant le coucher.

  • Couper les notifications non essentielles.

  • Utiliser un minuteur pour prendre conscience du temps passé sur certaines applications.

  • Alterner les activités : après une heure devant un écran, prendre dix minutes pour marcher, s’étirer ou simplement regarder dehors.


Ces gestes peuvent sembler anodins, mais ils ramènent une forme d’équilibre dans nos journées. Car l’enjeu est là : retrouver un rapport sain avec le numérique.

Passer moins de temps devant les écrans, ce n’est pas « se priver », c’est se redonner du temps pour autre chose. Lire un vrai livre, discuter en face à face, cuisiner, jouer dehors avec les enfants, ou simplement s’ennuyer un peu. L’ennui, qu’on associe trop souvent à quelque chose de négatif, est pourtant une porte ouverte à la créativité. C’est dans ces moments de vide que naissent les idées, les élans spontanés, les envies nouvelles.


Les écrans, eux, remplissent tout. Chaque seconde d’attente est comblée. Une file d’attente? On sort le téléphone. Un moment de silence? On fait défiler un fil d’actualité. On ne s’autorise plus à être simplement présent. Et c’est peut-être cela, le plus grand coût de notre surconsommation numérique : la perte du moment présent.


Nos enfants observent nos habitudes et les reproduisent. Lorsqu’ils voient leurs parents scotchés à un téléphone ou à une tablette, ils apprennent que c’est normal, que c’est la façon d’occuper le temps. Or, l’éducation numérique ne passe pas seulement par des règles ou des interdictions. Elle passe d’abord par l’exemple. Montrer qu’on peut poser son téléphone pour écouter, regarder, partager un moment réel, c’est leur offrir un repère concret.


La conscience du temps passé devant les écrans, c’est aussi une façon de reprendre contact avec soi-même. Quand on s’arrête un instant, qu’on dépose les écrans et qu’on respire, on se rend compte de tout ce qu’on a manqué : une conversation, un coucher de soleil, une idée qui aurait pu germer. Le silence devient précieux. L’attention revient.


Nous ne sommes pas faits pour vivre constamment connectés. Notre cerveau, notre corps, notre cœur ont besoin de pauses, de lenteur, de nature et de relations humaines véritables. Réduire notre exposition aux écrans, ce n’est pas tourner le dos au progrès, c’est simplement choisir de rester humain dans un monde qui nous pousse à aller toujours plus vite.


Alors, la prochaine fois que tu prendras ton téléphone par réflexe, poses toi une question simple :

« Est-ce que j’en ai vraiment besoin maintenant? » Cette petite prise de conscience suffit parfois à faire toute la différence. Parce qu’au fond, il ne s’agit pas d’éliminer les écrans, mais de reprendre la main sur ton temps, ton attention et ta liberté.


Et si, au lieu de vivre à travers les écrans, on décidait de vivre un peu plus à travers nos cinq sens? Ce serait peut-être le plus beau des équilibres.

Commentaires


  • Youtube
  • Facebook
  • Instagram

Merci pour votre envoi !

© 2026 par Zones habitées

bottom of page